lundi 29 octobre 2007

"PHOTO post-it n°2"
Lagueff, Trick or treat ? (2007)

mardi 23 octobre 2007

GROS

Exercice pour exercice quand les envies se rencontrent, juste au même moment je travallais mon gros.
Un peu moins abouti comme éxercice, sorte d'esquisse du dessin de lettre.

Gros (2007)

encre et papier

13x3,5 cm

Sans Titre (2007) par Laurent Dupont

Suivant les conseils de l'ami Jean-Marie, je suis allé jeter un oeil sur le travail de Justin Quinn. Après l'habituel découragement que peut susciter ce genre de "rencontre", je me suis remis au travail en essayant de digérer ce que j'avais vu. L'image ci-dessous a été réalisée dans cet état d'esprit un peu inquiet, à partir de trois textes en anglais du poète vendéen V. Téran. C'est peut-être un exercice plutôt qu'une oeuvre à proprement parler.


















Sans titre (2007)
Feutre sur isorel 57x39 cm

dimanche 21 octobre 2007

Image/Texte

Mon attente - papier, tirages numériques, caisson lumineux.

O'graphie - papier, tirages numériques.

Je suis ainsi fait que les mots et les lettres me semblent vivants. Ceux-ci doivent être libérés de la rigidité qu’on leur donne. La lettre doit respirer, et par la même faire vivre les mots et les textes, en se maintenant à un certain niveau d’exigence graphique et typographique. Tant au niveau de l’aspect formel que dans la pertinence vis-à-vis du sens. La lecture doit être active pour que celle-ci ne devienne pas rébarbative. Ou bien alors cet ennui doit faire montre d’une volonté affirmée dans le travail à des fins bien précises. Le caractère typographique et la mise en page qui l’accompagne ne doivent pas se résumer à une retranscription plate et uniforme du texte mais bien lui amener un sens, non pas nouveau mais approfondi. Prendre en compte ce qui forme la matérialité du texte, c'est-à-dire la typographie, le graphisme, la mise en forme, les supports, les lieux d’expositions… c’est lui donner une nouvelle attention qui peut entraîner par une nouvelle confrontation, une nouvelle compréhension.
Je ne prétends pas répondre à toutes les problématiques liées au texte et à l’écriture mais simplement aborder dans mon travail des recherches sur ces thèmes qui me passionnent. Cela se traduit par exemple dans Mon attente par le placement dans la salle d’attente d’un cabinet médical, d’une enseigne lumineuse déclarant clairement que l’on est là pour « attendre ». Dans cette salle les magazines et par la même les textes dévolus d’ordinaires à faire passer ce moment ont disparu et seul leurs titres sont visibles sur l’enseigne. On passe alors d’une lecture sans intérêt de "le chasseur n°87" à un questionnement sur le sens même de la lecture de ces magazines dans ce lieu.
S’interroger sur l’image du texte c’est également, dans un travail comme O’graphie, s’interroger sur sa finalité. Quand le panneau de signalisation perd sa fonction et devient un signe, un langage inconnu1. Le texte devient-il inutile ou bien pouvons-nous en déduire d’autres sens de lecture, d’autres codes.
Lettre, signe, langage, explorer ces champs liés au texte par une expérimentation plastique de celui-ci semble être le centre des recherches que je mène. Reste à savoir vers quel univers visuel et textuel celles-ci aboutiront.

1 voir à ce sujet les travaux de Erik Spiekermann sur la typographie FF MT et la signalisation routière

jeudi 18 octobre 2007

"Théoriques en tant qu'oeuvres, oeuvres de théorie" par Anthony Poiraudeau


















Anthony Poiraudeau, La Peine et l'effroi (autoportrait en théoricien d'art),
deux photographies couleur, 2006


Voici un texte que je viens d'écrire au sujet de mon activité d'artiste.

Ah ! L'abstraction épouvantable ! L'effroyable spéculation !



Fiction 1 : Théoriques en tant qu'oeuvres, oeuvres de théorie


Avant d'être artiste, et bien plus que de l'être, je suis un théoricien de l'art. Et, d'un point de vue intellectuel du moins, je le revendique. C'est à ce titre et depuis ce point de vue que pourrait se voir le fait que je réalise des oeuvres dont je reconnais la paternité.
Ceci n'est pas un programme, mais une manie et une ambition. Il s'agit de se concentrer sur le problème philosophique crucial, fondamental, posée sur et par l'art : la nature critique de l'oeuvre d'art, la capacité d'une oeuvre d'art à mettre en danger la pensée qui la fonde. C'est à dire qu'une oeuvre, certaines d'entre elles, peut mettre en danger la notion même d'oeuvre d'art, et ceci sans cesser d'en être une. C'est à dire qu'une oeuvre peut opérer un travail de pensée (puisque mettre en danger une notion en est un) sans recourir aux moyens de la théorie que sont le langage et les concepts, mais en faisant usage de ses composantes propres : lignes, formes, couleurs, matières, espace, durée, images. Dès lors, bien sûr, cette nature critique de l'oeuvre est au moins double puisque, critiquant théoriquement et en tant qu'oeuvre d'art la notion d'oeuvre, elle critique aussi celle de théorie.
Des oeuvres d'art qui pensent, et pensant, mettent en danger la notion d'oeuvre et celle de pensée. D'où ce qu'écrit Georges Didi-Huberman : « La peinture pense. Comment ? Question infernale. Peut-être inabordable pour la pensée. » (Georges Didi-Huberman, La Peinture incarnée, Paris : Minuit, 1985, p. 9) La charge hautement électrique de cette configuration intellectuelle nous permettant d'imaginer cet extrait joué comme ceci :
- La peinture pense.
- Comment ?! Ah ! La question infernale !
- Peut-être inabordable pour la pensée...

C'est le cadre intellectuel dans lequel j'entends me positionner en tant qu'artiste. Celui dans lequel la nature théorique et critique de l'oeuvre est un enjeu central. Celui qui permit par exemple au peintre italien Luca Giordano d'écrire que Les Ménines de Velazquez sont « la théologie de la peinture ». Faire acte de théorie donc, par des oeuvres. Produire des lieux, des images qui interrogent, révèlent ou proposent ce que peuvent être des images ou des lieux. Les oeuvres sont alors comme des montages de documents sur « la question infernale. »
Théorie – Oeuvre – Document : voici les trois fils que j'ambitionne de tresser ensemble dans les oeuvres que je crée.



© Anthony Poiraudeau, 2007

mardi 16 octobre 2007

PEINTURE
Lagueff, La ventriloque et son 3e oeil, 2007.
Ou: Vierge ascendant Gémeaux.
Acrylique, feuilles d'or, papier peint, rognures d'ongles et cheveux sur toile et carton plume.
100 X 80 cm.


PEINTURE
Lagueff, Luttes intestines, 2007.
Ou : David contre Goliath (et le petit Jonathan).
Acrylique et papier peint sur toile et carton plume.
100 X 80 cm



lundi 15 octobre 2007

Hello Mister

Après deux mois en Inde du nord, Jean-Marie Flageul ramène ses pensées graphiques sur ce pays troublant et stupéfiant. Par des traits proches de la gravure à l'eau forte et en y mêlant la photographie, il nous livre une vision reposante et colorée de l'Inde.
La foule et ses excès sont volontairement écartés par l'auteur qui nous donne à voir des moments uniques, des regards, des postures... révélant les personnages et les individus, si souvent effacés par le nombre dans cette énorme fourmilière.


Du 2 au 30 novembre
Centre culturel L'Hermine
Médiathèque
Sarzeau

dimanche 14 octobre 2007

Les Mots s'illustrent par Laurent Dupont

Je n'avais pas encore écrit de texte sur ma manie des copies manuscrites. Alors voilà...






















Capote's Cup (1999)
Ecritures manuscrites sur simili-cuir et porcelaine - sept tasses et soucoupes

C'est un travail d'illustrateur autant qu'un labeur de copiste. Et finalement, je réalise moins des répliques manuscrites d'oeuvres littéraires que j'essaie d'en formuler des illustrations. Ce sont des illustrations sans dessin ni couleur, constituées uniquement de lettres, de mots et de phrases alignés. Elles permettent malgré tout, aussi bien qu'une image peut-être, d'orner le texte et de le traduire plastiquement.
Recopier un roman dans son intégralité, prendre le temps d'entrer dans l'univers d'un auteur le stylo à la main, c'est déjà s'adresser au regard d'une certaine manière. C'est faire d'un objet à lire un objet à voir. Aussi, l'écriture est susceptible de s'illustrer elle-même et de devenir un médium à part entière. Au même titre que la peinture chez certains artistes (1), on peut l'affranchir de son support traditionnel et lui faire prendre différentes formes au sein d'espaces multiples.
Il est possible par exemple de condenser plus de cent pages de La Critique de la faculté de juger d'Emmanuel Kant sur le recto de quinze feuilles de bristol seulement. Pour cela, il faut évidemment recourir à des caractères minuscules et réduire au maximum l'espacement entre les lignes. On obtient ainsi la version « allégée » d'un ouvrage plutôt lourd à digérer. Si d'aventure on souhaite souligner, en plus de sa densité, la complexité de la pensée du philosophe, il suffit d'effectuer ce même travail de fourmi à partir d'une édition allemande, puis de soumettre le tout à un public francophone.
Je dois cependant préciser que l'illustrateur copiste n'est en rien obligé d'écrire sur un subjectile à deux dimensions, tout comme il n'est pas tenu de caricaturer les textes qu'il choisit de dupliquer. A l'instar des théories kantiennes, les souvenirs d'enfance évoqués par Truman Capote dans Un Noël ne sont pas prisonniers des livres qui les font apparaître ordinairement. Dans la pièce que j'appelle Capote's Cup, le récit s'échappe lui-aussi des pages blanches, mais cette fois-ci pour s'enrouler sur les surfaces courbes de sept tasses de porcelaine. La lecture des vies du jeune Buddy et de Miss Sook s'en trouve inévitablement modifiée, puisque celles-ci se déploient désormais en spirale et s'effacent à mesure que les tasses retrouvent leur fonction de récipient. Le spectateur a ici le choix de lire l'ensemble des écritures, de les observer comme une ligne serpentine et décorative, ou plus simplement de siroter un café.
La copie manuscrite offre donc un certain nombre de possibilités à qui veut bien considérer cet exercice répétitif comme une pratique créatrice, sans cesse renouvelable et au bout du compte multiforme. Les nouvelles de Jorge Luis Borges décrivent parfois de ces personnages qui travaillent uniquement à l'ombre des grands auteurs (2). L'essentiel de leur activité consiste à reprendre à la lettre les chef-d'oeuvres qu'ils n'ont pas écrits en s'efforçant d'y apporter des significations insoupçonnées. Parmi mes dernières pièces manuscrites, L'Aleph relève à son tour d'une démarche similaire et s'élabore justement à partir des écrits de Borges. Un cube transparent d'un mètre de côté présente, sur chacune de ses faces, dix-neuf nouvelles issues de quatre recueils différents. Ici, il est à nouveau question de proposer une relecture au spectateur, de lui offrir à la fois un texte à méditer, une oeuvre à regarder, un lieu à parcourir (un paysage peut-être...). Enfin, il s'agit toujours, à travers cet objet vide de matière mais rempli de langage, noirci d'écriture et pourtant transparent, d'illustrer l'univers d'un poète argentin.

(1) Voir par exemple les oeuvres de Miguel-Angel Molina, Léon Tarasewicz et Jean Vérame.
(2) Voir Pierre Ménard, Auteur du Quichotte in Jorge Luis Borges, Fictions, Paris, Gallimard, Folio, 1957 et 1965, pp. 41-52, ainsi que Hommage à César Paladion in Jorge Luis Borges et Adolfo Bioy Casares, Chroniques de Bustos Domecq, Paris, Denöel, Biblio, 1970, pp. 17-23.

dimanche 7 octobre 2007

"PHOTO post-it n°1"
Lagueff, Mais où est donc Ornicar ? (2007)
ou : L'ambition selon R.A.B

PROJECTIONS par Erwan Feigna

L'image en écho (2002) - Projection 02.
Installation, projections vidéo sur écran en mouvement. 12 x 5,5 x 2,7 m.

video

Installation vidéo présentée lors de l'exposition du SIMAD au sein de l'espace "Jeunes créateurs" du 11 au 14 octobre 2002 au Parc des expositions de Rennes.

Se référant aux recherches de l'art cinétique et du cinéma expérimental, le dispositif convoque le spectateur dans un espace dualiste et complémentaire : celui de la "magie" de l'image face à une machine ancrée physiquement dans le réel. Les projections proposées - une réappropriation de films super 8 - trouvent alors un support dynamique à travers la machine et ses écrans en mouvement.

samedi 6 octobre 2007

7.7.7 ( 2007)
par Erwan Feigna

Acrylique sur toile. Assemblage de 3 panneaux de 1 x 1m.

Sans-titre (2005)
par Tony Guillois


Laque glycéro, crayon et mine de plomb sur carton gris.
240 x 240 cm

Sans-titre (2005)
par Tony Guillois



Laque glycéro, crayon et mine de plomb sur carton gris.

160 x 240 cm.

mercredi 3 octobre 2007

PROJECTIONS par Erwan Feigna

Le rêve du papillon (2000) - Projections 01
Installation, projections. 12 x 5,5 x 2,7 m.
160 diapositives sont projetées en boucle sur des écrans en mouvement.

video

mardi 2 octobre 2007

Tiger Sein par Jean-Marie Flageul

Savoir ce que 'on écoute, savoir qui l'on est uniquement par la liste des CD, des livres... Qui n'a jamais regardé discrètement la bibliothèque chez ses amis, ou ennemis, pour savoir qui ils sont vraiment.

Sur ces deux posters j'affiche clairement ma Cédéthèque, et la figure qui s'en dégage.


"Ich Möchte ein Tiger sein"


R.A.B sur la toile, sur tous les fronts


Venez découvrir la page Hi5 de R.A.B, nouvellement ouverte.

Cependant, ne nous y trompons pas, l'enjeu de cette nouvelle page est surtout d'être un ambassadeur pour le blog que vous visitez présentement et de fournir des informations factuelles sur les activités du groupe (de l'infilatration, du noyautage en somme, du réseautage). Que les curieux se faissent plaisir en allant voir, en plus, du côté des pages personnelles de plusieurs des gens d'R.A.B.

Et vous aussi, devenez des amis d'R.A.B !



Anthony

lundi 1 octobre 2007

"R.A.B, vu à la télé" par Jean-Marie Flageul


Jean-Marie, notre membre globe-trotter, nous fait parvenir ce film de Bombay.


Merveilleux parfums des lointains...

Cliquez sur VIDEO.


Anthony